La vérité
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Définition simple
Est vrai un discours qui correspond aux faits. La vérité est l'adéquation entre le discours et son objet, entre la pensée et la réalité, entre ce que nous disons et ce qui est. Il faut donc distinguer la réalité (les faits, ce qui est) de la vérité (ce qui est dit, ce qui est pensé).
Définition approfondie
On doit distinguer deux grands types de vérités :
- Les vérités de fait (ou vérités matérielles) : ce sont les discours qui correspondent à la réalité, à ce qui est. Par exemple, il est vrai que la Terre tourne autour du Soleil, ou que les chats sont des animaux, ou que vous êtes en train de lire cette définition.
- Les vérités de raison (ou vérités formelles) : ce sont les discours qui sont vrais en vertu de leur forme, de leur structure logique, indépendamment de la réalité. Par exemple, les postulats selon lesquels « tous les hommes sont mortels » et « Socrate est un homme » ont pour conséquence logique et vraie que « Socrate est mortel » (syllogisme d'Aristote). De même, dans le monde de l'écrivain Tolkien, il est vrai que les Hobbits sont des êtres de petite taille, simples et craintifs : cette affirmation est cohérente avec les postulats imaginés par Tolkien.
Questions
- Leçon 4 : pour atteindre la vérité, faut-il douter de tout ?
problématiques, Grandes thèses et arguments vue en cours
- Leçon 4, Descartes : Descartes, dans ses méditations philosophiques, entreprend de douter de tout (= doute hyperbolique : tout ce en quoi il y a le moindre doute doit être rejeté comme faux). Son but est double : (1) acquérir au moins une certitude (voir les repères vrai / probable / certain), et (2) trouver avec cette première certitude le fondement de la vérité, d'une connaissance adéquate du monde. La première certitude sera celle du cogito : « je pense donc je suis ». En effet, même si je doute de tout, même si je doute de l'existence du monde extérieur, de mon corps, de mes sens, de mes souvenirs, de mes pensées, je ne peux pas douter que je suis en train de douter, donc de penser. Et si je suis en train de penser, alors je suis en train d'exister, car il faut être pour penser. Cette certitude du cogito est la première certaine et indubitable, le fondement de la vérité et de la possibilité de comprendre le monde.