« Faut-il préférer une vérité dérangeante à une illusion confortable ? » Défendez une position argumentée en mobilisant au moins deux des courants vus dans la fiche (rationalisme, empirisme, scepticisme, relativisme).
Le rationaliste cartésien défendra la vérité dérangeante : la raison nous oblige à préférer le vrai même au prix du confort, parce que vivre dans l'illusion, c'est se trahir comme être pensant. « Je pense, donc je suis » suppose qu'on assume jusqu'au bout l'exigence de vérité, même contre nos désirs. L'empiriste pourrait nuancer : si la « vérité » dérangeante est une simple hypothèse non vérifiée, lui préférer une croyance utile peut être prudent (Hume) — la vie n'attend pas la certitude. Mais le sceptique radical retournerait l'argument : aucune vérité ne mérite qu'on sacrifie sa tranquillité (ataraxie). Une réponse défendable serait donc : oui, mieux vaut une vérité dérangeante qu'une illusion, mais à condition que cette vérité soit établie — sinon, on risque seulement de troquer une illusion contre une autre, plus pénible.