Le désaccord ne porte pas sur l'existence de Dieu — les deux l'admettent — mais sur la manière d'y accéder et sur le statut des religions instituées. Le théiste croit en un Dieu personnel et révélé, dont la nature est connue par les textes sacrés, les dogmes et l'Église (les trois monothéismes). Le déiste n'accepte de Dieu que ce que la seule raison peut en concevoir — un « grand horloger », cause intelligente de l'ordre du monde — et il rejette dogmes, rites et autorité ecclésiastique comme des superstitions. Représentant : Voltaire (« le monde est une horloge et cette horloge a besoin d'un horloger »), méfiant des religions mais croyant en un Dieu architecte. (Le déiste se distingue ainsi de l'agnostique, qui suspend son jugement, et de l'athée, qui nie toute divinité.)